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Où rouler des patins, à Rouyn

“Les résidents de l’Abitibi-Témiscamingue sont reconnus pour leur accueil chaleureux.” Ça, c’est la version politiquement correcte du mythe.

“Les résidents de l’Abitibi-Témiscamingue sont reconnus pour leur french.” Ça, c’est la version non censurée du mythe.

Envie de tester l’adage ? Je suis là pour aider ! J’ai travaillé sérieusement sur une étude (lire : j’ai fait un statut Facebook sur la question) et les résultats ont été vulgarisés, à la façon de “Charles Tisseyre off record“, mettons.

Voici le top 5 des meilleurs endroits, dans l’ordre ou dans le désordre, pour rouler des patins à Rouyn-Noranda.

1 – La ruelle du Cab
Le Cab, pour les intimes, ou le Cabaret de la dernière chance pour les autres, est un bar propice aux rapprochements. Et pourquoi sa ruelle ? Avec la lumière tamisée,  un graffiti de Docteur V et des bacs à recyclages en background, c’est le décor parfait pour s’imaginer frencher James Dean dans “Un tramway nommé désir“.  Ah oui, et la petite route mène aux quartiers résidentiels. (Fin de l’explication)

ruelle du cab                            Photo : Instagram de Claudine Gagné

2 – La presqu’île
L’endroit offre un paysage et une ambiance bucolique aux plus romantiques. Suggestion ; allez-y en été. À – 30, l’exercice de bouche s’avère périlleux. En hiver, les preux chevaliers devront s’armer de kleenex et d’habits de skidoo. Quoique… le damier, c’est sexé.

3 – Le ch’min de la dompe
Évidemment, je ne peux passer sous silence le fameux chemin de la dompe ! Comme disait si bien Félix B. Desfossés dans un article d’Urbania  « Meilleure place pour necker Le chemin de la dompe, rendu fameux par Richard Desjardins dans sa toune un beau grand slow, live au Club Soda. Tu prends la rue Perreault Est, tu vas au boutte pis quand tu pognes la garnotte, ben, t’es rendu. » Point bonus : la vue sur Rouyn-Noranda, tout illuminée.

4 – La terrasse du Trèfle noir
La légende veut que cet endroit soit ensorcelé. Depuis l’ouverture du Trèfle, on a vu des couples s’y former après y avoir échangé un simple baiser. ‘Paraît même que, une foi l’an, le soir de la date d’anniversaire de la microbrasserie, alors que la lune est bien haute dans le ciel, l’enchantement est à son apogée. Aucun scientifique n’a encore percé ce mystère… Et on aime ça d’même !

5 – Les toilettes de la scène Paramount
Pas EXACTEMENT dans les toilettes de la scène Paramount, on s’entend. Quand vous montez les marches pour vous rendre à ces bien pratiques cabines, vous trouverez entre la salle de bain pour hommes et celle pour femmes, un long et étroit corridor.
C’est ça. Vous catchez. L’endroit est parfait, surtout avec la trame sonore d’un show de Quartiers d’hiver !

Ce billet a été écrit sans discrimination, aucune. Il existe sans doute d’autres spots géniaux, comme tous les caps de roche de la ville. Mais, c’est l’fun de se garder une petite gêne, non ?!

J’ai repris avec la région

J’ai quitté l’Abitibi-Témiscamingue quand j’avais 15 ans.
Non, en fait, c’est elle qui m’a quitté. Bref, tu vois un peu le topo ?
En pleine crise d’adolescence, le coeur en rage, je suis partie à la découverte d’un nouveau territoire et de nouvelles couleurs capillaires. Pour moi l’Abitibi-Témiscamingue, c’était fini.

Puis la vie a suivi son cours.
Études postsecondaires, découvertes de la vie adulte, premier “vrai” boulot et quelques déceptions m’ont forgé le caractère.
J’ai vagabondé dans différentes villes, différentes régions.
J’ai testé leurs habitants, leurs limites et leurs richesses.
Oh, je les ai toutes aimées, et ce, pour différentes raisons.

Puis un jour, à la fin de ma vingtaine, une petite (grosse) voix me poussait ailleurs.
Le genre de voix qui te dit “je t’aime, mais il me manque quelque chose”.
Avec lucidité et repentir, j’ai relevé mes manches et je suis revenue.
Un nouveau départ, une nouvelle vie, comme disait la belle Nina.

Pour tout dire, c’est la faute au FME si j’ai repris avec la région.
Je suis revenue pour le Festival et maintenant, j’aime vivre ici.
Je te présente le mode de vie, les légendes et racoins mythiques des jeunes dynamiques de l’Abitibi.

Ah oui, pis moi ben, c’est Claudine. Salut !

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