Nombril de festival

Il y a de ces soirs où on ne sait plus où donner de la tête. Dans ces cas, il faut malheureusement faire des choix. Pour la première partie de ma soirée, j’ai donc fait le choix d’élire résidence au Paramount. Camaromance y a lancé la soirée avec son folk à tangente sadcore (selon sa propre appellation).  Pour sa première présence au FME, elle a offert au public essentiellement les compositions sur prochain album The Parade (sortie à paraître en novembre). De fortes bonnes chansons, qui laissent présager une maturité encore plus grande et un peu de lueurs dans son univers.  Appuyer par de forts bons musiciens ( José Major, Denis Faucher, Rémi Labrecque) elle montre une belle aisance sur scène surtout dans ses compositions de son album précédent (Different Path, réalisé par un certain Patrick Watson) paru en 2006. Lors dans ces moments, elle délaisse sa guitare, ce qui lui permet de prendre la scène avec une discrétion charmante. Ces passages nous laissent croire le meilleur pour ses prestations à venir.

Marie-Pierre Arthur en était elle aussi à sa première visite au festival. Pour son troisième concert en 3 jours (les deux autres soirs, elle accompagnait Ariane Moffatt), elle a présenté devant une salle comble les titres de son premier album. Elle était pour l’occasion accompagnée de José Major, Denis Faucher, Joseph Marchand et Olivier Langevin. François Lafontaine ( Karkwa) est venu l’épauler le temps de deux chansons. Possédant un véritable charisme et un bon aplomb sa performance a conquis la foule. La table était mise pour la tête d’affiche.

Lors de son précédent passage Patrick Watson a créé une véritable commotion, reléguant même le concert au titre d’événement  mythique de la courte histoire du FME. Accompagné par son groupe habituel et par un quatuor à corde, l’artiste a offert un concert à la hauteur des attentes.  Tout le génie de Watson au menu : son humour, sa sensibilité et son authenticité.  Parmi les moments marquants de la soirée notons la pièce Beijing, Sweet escape et Down at the beach interprété au centre de la foule avec son ensemble portatif de mégaphones. En somme, un concert qui risque d’entrer lui aussi dans la légende.

Ensuite, retour à un rythme plus normal pour moi. J’ai commencé la série de concert de 00H00 par le one-man-band français Rotor Jambreek, qui offre un bon blues rock fort .  J’ai été frappé par son univers divertissant et ses interactions avec la foule du Petit Théâtre. Ensuite, direction Cabaret de la dernière chance le temps d’entendre quelques titres de la formation For those about to love qui donnait le premier de 2 concerts au FME ( le deuxième étant ce soir). Difficile de ne pas accrocher à la formation composée d’anciens membres de The Dears. Son rock alternatif possède les mêmes qualités que j’apprécie de leur ancienne formation soit; une ligne de percussion irréprochable et un excellent sens mélodique. Petit détour, par la suite pour Lake of Stew à la scène des patriotes, où le groupe de 6 musiciens offrait leur folk americana. Je n’ai malheureusement pu rester longtemps, mais je me promets d’y retourner ce soir (00h00 scène des patriotes).  Retour au Cabaret pour capter le concert de la formation The clues, qui commence à faire sensation sur les scènes montréalaises. Semble que le public du cabaret on aussi succombé, reprenant en chœur les refrains accrocheurs du groupe.  La rumeur fera sûrement son effet pour remplir encore plus le cabaret lors de leur deuxième concert ce soir. Finalement, dernier arrêt au petit théâtre pour voir The burning brides, qui m’ont fort plu avec leur rock grunge musclé. Un trio qui déménage et qui mérite d’être vu. Tout de suite après visite chez Morasse, mais ça c’est une autre histoire.

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