Le Printemps de Bourges : un événement incontournable pour le FME

En plus d’organiser un festival mettant de l’avant des artistes émergents, le FME a également pour mission de faire la promotion internationale de musiciens canadiens ou québécois. Tout au long de l’année, en continuant d’œuvrer d’arrache-pied pour vous présenter une programmation intéressante, certains membres de l’organisation du festival se déplacent en Europe ou en Amérique du Nord afin de présenter aux promoteurs internationaux les artistes de chez nous qui se démarquent par leur originalité et leur créativité. Ainsi, plusieurs créateurs obtiennent la chance de performer hors de nos frontières.

Cette semaine, le festival sera présent à un événement européen d’envergure internationale : le Printemps de Bourges. Le vendredi 22 avril, plus précisément, le FME participera sur place à une vitrine organisée en collaboration avec le Festival d’été de Québec (FEQ). Mettant en vedette des artistes comme Naya Ali, Lou-Adriane Cassidy, Gayance — pour sa part en vedette en fin de soirée le jeudi 21 avril — et des formations comme Living Hour et Les Hay Babies, ce « showcase » permettra aussi au festival de tisser des liens avec des professionnels de l’industrie provenant des quatre coins de l’Europe, et même plus !

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Living Hour
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Les Hay Babies
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Lou-Adriane Cassidy
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Naya Ali
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Gayance

La responsable des communications au FME, Elie-Anne Lamerise-Dumont, sera présente sur place. On a échangé avec elle afin d’en découvrir plus sur la présence du FME au Printemps de Bourges.

La présence du FME au Printemps de Bourges : une agréable obligation !

La sympathique Elie-Anne nous explique « qu’il est certes important de donner une vitrine forte aux artistes canadiens et québécois, mais puisque le volet professionnel revêt une grande importance pour nous, on a décidé d’exporter notre propre « volet pro » en collaboration avec le Festival d’été de Québec (FEQ), entre autres ! Et le Printemps de Bourges, année après année, nous offre une vitrine de très grande qualité. Impossible de s’en passer. Nos artistes peuvent ainsi en profiter pour se faire connaître auprès du public européen ».

« De plus, lors de notre vitrine, on essaie de proposer des choses qui nous distinguent. Par exemple, lors de notre « showcase », nous allons mettre de l’avant l’offre gastronomique de nos chefs québécois. De plus, sans se comparer au Printemps de Bourges, qui est un événement énorme, si on peut ramasser quelques bouts d’inspiration qu’on peut concrétiser rapidement dès notre retour en Abitibi, on se dit pourquoi pas ? », poursuit-elle.

L’importance du Printemps de Bourges dans l’écosystème musical européen

Créé en 1977, le Printemps de Bourges s’est rapidement imposé comme un événement majeur et incontournable en France et en Europe. Du 19 au 24 avril, c’est toute la ville de Bourges qui est prise d’assaut et monopolisée pendant six jours.

Témoin attentif des habitudes de consommation de la musique, le Printemps de Bourges a révélé la tribalisation des genres musicaux, la montée en puissance des rappeurs et le triomphe des nouvelles technologies. De midi à l’aube, une dizaine de salles sont adaptées aux différents styles musicaux et aux publics qu’ils attirent.

Le public, de plus en plus nombreux, se compose en majorité de jeunes mélomanes (91% ont moins de 35 ans). Plus de 50 000 festivaliers assistent aux concerts et près de 600 professionnels de l’industrie de la musique sont fidèles à ce rendez-vous annuel. Ils y découvrent de jeunes talents émergents de France ou d’ailleurs qui, bien souvent, deviendront les vedettes de demain. Le pari de sa programmation tient à cet équilibre subtil entre les vedettes françaises et internationales, entre les artistes confirmés et de jeunes musiciens inconnus du grand public.

Comme vous pouvez le constater, le FME a tout intérêt à faire sentir sa présence au Printemps de Bourges. Que ce soit pour faire découvrir nos artistes, pour tisser des liens durables avec des professionnels de l’industrie ou pour simplement s’inspirer des bonnes pratiques événementielles, le FME doit obligatoirement assister à cet événement.

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Facebook Spécimens canadiens / Printemps de Bourges 2019 – Crédit photo : David Poulain Photographies

 

José Louis and the Paradox of Love : un tournant dans la carrière de Pierre Kwenders

Au FME, on chérit tous les artistes qui ont foulé nos scènes. Or, s’il y a un musicien que l’on peut considérer comme faisant partie de la famille du festival, c’est bien Pierre Kwenders. Le 29 avril prochain, l’auteur-compositeur et DJ montréalais lancera son troisième album studio en carrière : José Louis and the Paradox of Love; disque qui fait suite aux éclectiques et festifs Makanda at the End of Space the Beginning of Time (2017) et Le dernier empereur bantou (2014).


Pour le Montréalais d’origine congolaise, ce nouvel effort est considéré comme un important tournant dans sa carrière. On l’a rencontré afin d’en découvrir un peu plus sur la démarche artistique qui a mené à la création de cet album. On en a également profité pour échanger sur cette relation unique qui l’unit à l’organisation du festival ainsi qu’aux festivaliers qui assistent toujours en grand nombre à ses concerts.

Pierre Kwenders au Poisson Volant 2021 - Christian Leduc_7241
Rouyn-Noranda, Festival 
Presqu'île d'Osisko.
Pierre Kwenders / Poisson Volant 2021 – Crédit photo: Christian Leduc


Un album intime, étonnant et émouvant


Ce qui marque lors de l’écoute de ce nouveau long format, c’est le ton intimiste, et forcément un peu plus posé, qui caractérise cette création. Pierre Kwenders, de son vrai nom José Louis Modabi, le confirme : « C’est mon album le plus personnel. Je suis comme un livre ouvert. Je raconte mon parcours personnel à travers mes expériences amoureuses et familiales. Au fond, c’est une évolution normale pour moi. Au cours des dernières années, j’ai découvert des facettes que je ne connaissais pas de moi-même. Mon souhait le plus cher, c’est qu’en partageant ces différentes expériences de vie, je puisse aider les gens à guérir de certaines douleurs. Si ça arrive, ça me fera énormément plaisir ».


Des collaborations essentielles qui font vibrer le Montréalais


Cela dit, les fans de Pierre ne seront pas trop dépaysés à l’écoute de José Louis and the Paradox of Love. Encore une fois, il a fait appel à une multitude de collaborateurs. De Win Butler (Arcade Fire) en passant par le DJ états-unien King Britt et le Torontois Uproot Andy, pour ne nommer que ceux-là, toutes ces contributions réjouissent au plus haut point Pierre : « Travailler avec autant de collaborateurs, ça me fait vibrer et ça me fait découvrir des horizons musicaux différents des miens. De plus, ça me challenge en tant qu’artiste et ça donne un autre éclairage à mes chansons. Avec chacun de ces collaborateurs, on essaie toujours de trouver le juste milieu entre nos identités respectives. Et il y a tellement de talent dans le monde entier, pourquoi ne pas le partager ? ». On reconnaît ici la personnalité rassembleuse de l’artiste.


« Ces collaborations prennent toujours forme de manière naturelle. Par exemple, lorsque j’ai enregistré la version démo de la chanson Kilimanjaro, je l’ai réécoutée et je trouvais qu’il manquait quelque chose. J’ai donc envoyé cette version à un musicien et ami portugais qui me semblait plus en mesure de l’amener dans la bonne direction. Il m’a retourné sa version et ça m’a tout de suite plu ».


Un processus créatif décontracté… comme la personnalité de Pierre !


Pierre affectionne particulièrement le travail en studio : « J’aime beaucoup composer et écrire en studio. Au quotidien, je prends beaucoup de notes. Donc, en compagnie du réalisateur, on travaille sur des rythmes et des sons. Parallèlement, je consulte mes notes remplies de textes et d’idées. J’essaie alors de dénicher ce qui pourrait fonctionner sur la musique que nous sommes en train de travailler. Je peux également arriver en studio avec un texte déjà prêt. On essaie alors de le décortiquer et de l’adapter à la musique, et vice-versa. En fait, je n’ai pas de processus créatif précis. Je laisse la magie s’exprimer ».


Le FME : une importance capitale dans la trajectoire de Pierre


La relation privilégiée qu’entretiennent les festivaliers et l’organisation du FME avec Pierre est hautement chaleureuse. Le principal intéressé le proclame haut et fort : « Le FME, c’est la famille ! Le festival m’a vu grandir et m’a supporté dès le début. J’ai fait le tout premier Quartiers d’hiver et ce fut l’un des plus beaux moments vécus dans ma carrière. On jouait au Diable Rond et je chantais une chanson assez douce. J’ai alors demandé au public de s’asseoir au sol avec moi. Tous l’ont fait sans exception ! Ce moment constitue l’un des faits saillants de ma carrière et j’en garde de merveilleux souvenirs. En passant, je ne refuse jamais une invitation du FME… et j’aimerais beaucoup y être cette année ! ».


Le message est passé !


Le 29 avril prochain, procurez-vous le nouvel album de Pierre Kwenders : José Louis and the Paradox of Love; un disque plus personnel et, par le fait même, émouvant. Et qui sait, peut-être aurez-vous encore une fois la chance d’assister à l’une de ses prestations dans le cadre du festival ? On se le souhaite !

Pierre kwenders au quartier d'hiver en 2015- Diable Rond, FME. Rouyn-Noranda.
Pierre Kwenders / Quartiers d’hiver 2015 – Crédit photo: Dominic Leclerc