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C’est une jolie histoire, mais on est pas là pour être sentimental

Un texte de Myriam Charconnet

Je me souviens de ma première rencontre avec le FME.

C’était en 2013, j’étais arrivée en Abitibi depuis à peine 2 semaines. Encore un peu désorientée par la nouvelle aventure que je venais vivre : étudier à 6000 kilomètres de chez moi, pendant un an. Un pari un peu fou pour la jeune fille de 22 ans que j’étais à l’époque.

C’est donc avec mes nouveaux colocataires que je me rendais au FME. Mon premier FME. Wow! Quelle ambiance, quelle énergie, quelle folie! C’est un souvenir qui m’est resté très longtemps en mémoire et que je porte encore aujourd’hui, même si, il faut l’avouer, les détails sont devenus un peu plus flous.

Je me rappelle de Misteur Valaire sur la Scène Extérieure Desjardins de la 7e rue, des caniches roses, je me rappelle de toute cette énergie qui flottait dans l’air de Rouyn-Noranda ce soir là.

Crédit photo : FME

En 2014, je suis le FME à partir de la France. La nostalgie de l’Abitibi chevillée au corps depuis ma chambre étudiante de 9 mètres carrés. C’était beau l’Abitibi, c’était beau le FME, mais c’est derrière moi tout ça.

Avril 2015 : coup de théâtre! Retour en Abitibi pour 4 mois de stage! Cela serait fou de revenir au FME, cela serait un vrai bonheur de pouvoir y assister. Mais mes plans sont différents. Une fois mon stage fini, je traverse à nouveau l’océan et je suis cette fois-ci le FME d’Istanbul, en Turquie, où je suis en vacances. Je me rappelle visionner les capsules quotidiennes du toit de mon auberge de jeunesse, avec Aya Sofia au loin.

Nouveau coup de théâtre en août 2016! Je suis de retour en Abitibi! T’y crois, toi? Presque 2 ans plus tard je trouve ça encore fou!

Je travaille alors en production vidéo et je vais vivre le FME d’une double manière. Mon chum nous a acheté des passeports et je coordonne le tournage de la capsule finale du festival. Je me vois encore, lors du 5@7 d’ouverture, courir après mes vidéastes, être appelée en plein milieu du show de Galaxie et Marie-Pierre Arthur pour une affaire d’alarme qui est partie au bureau après avoir déposé une caméra, de courir voir le montage de la vidéo après le show spécial avec scénographie 3D de Dear Criminals au Paramount.

C’est 5 ans après notre première rencontre que j’intègre l’organisation du FME. Je deviens membre de la team, je prends en charge les communications. Tu m’aurais dit ça en 2013, je t’aurais bien gentillement ri au nez!

J’arrive donc au sein de cette nouvelle job, et ce à une période assez intense. Nous sommes deux semaines avant le début de Quartiers d’Hiver, QH qu’on l’appelle. C’est alors que tu découvres une tout autre dimension du festival. Être simple festivalier et être membre de l’organisation, c’est vraiment pas la même affaire. Tu intègres l’envers du décors, la fourmilière géante, tu roules sur l’excitation et le café; tu vis quelque chose que seulement toi et les personnes qui sont dans le même bateau que toi peuvent comprendre.


De festivalière à responsable des communications, il y a eu 5 ans.

Au milieu de tout ça, j’ai terminé mes études, j’ai voyagé, j’ai rencontré mon chum, je me suis expatriée, j’ai intégré une job, j’ai quitté une job, pis j’ai adopté un chat (et ça c’est important!).

Oui, c’est une beauté! 


Cher FME, je trouve qu’on vit une belle histoire ensemble, je pense qu’on peut aller loin toi et moi. En tout cas c’est sûr, toi et les humains qui te composent vous tenez une place spéciale dans ma vie.

Allez, je ne suis pas là pour être sentimentale! On a encore un peu de pain sur la planche pour vous offrir un beau festival. On se voit au FME! En attendant, prenez soin de vous!

#MONFME

Un texte de Magali Monderie-Larouche, Directrice Générale du FME. 

Dans exactement 51 jours ce sera le FME, mon tout premier FME de l’intérieur… J’avais envie de vous écrire aujourd’hui, à une semaine du lancement de la programmation 2018 pour vous dire d’être à l’affût, de surveiller nos nouveautés, pour essayer de vous convaincre d’embarquer dans l’aventure avec nous, pour vous dire à quel point ça va être excitant…intéressant.

Plus je reste assise devant ma page blanche à tenter de trouver les mots pour vous convaincre, plus je me rends compte que vous connaissez le FME aussi bien que moi, et peut-être même plus. Ce qui vous pousse à nous suivre et à arrêter de travailler trente minutes avant la vente des passeports, à faire des refresh sur la page de la billetterie et à passer des heures avec vos amis à comparer les groupes sur YouTube pour faire vos choix avec animation année après année. Ce n’est pas un mot d’encouragement de la nouvelle DG qui vous parle des nouveautés, c’est vos propres souvenirs de vos propres FME qui, depuis 16 ans, sont au coeur de vos vies, sont notre fête du Travail collective, sont notre party de la rentrée, sont le dernier gros festival de l’été.

Ce FME, ce n’est évidemment pas mon premier à moi non plus… Mon vrai tout premier FME, c’était l’édition numéro 2. C’était ma toute première rentrée au Cégep et j’ai vu l’Académie du massacre au Petit-Théâtre du Vieux Noranda dans une salle plus que bondée. Arrivée un peu trop tard avec ma gang de filles, on nous a refusé l’entrée : trop plein! Déjà à sa deuxième année le FME était victime de son succès et devant la mine dépitée de jeunes filles de 17 ans, le portier nous a fait attendre, puis entrer. Quel show! Quelle ambiance… mes jeans étaient trempés par la sueur des autres, mais on était tellement comblées d’être là! On sentait qu’on assistait à quelque chose de grand, la naissance d’une nouvelle ère en Abitibi-Témiscamingue.

Quand j’étais une adolescente dans les rues de Rouyn-Noranda, j’avais du mal à trouver ma place. C’était une ville qui vivait une dépression, qui cherchait une nouvelle identité, qui s’était perdue un peu… Le destin des jeunes était en bonne partie le chômage ou l’exil. On courait les maigres activités qui provenaient principalement de la scène métal et punk, mais l’été on s’ennuyait, on flânait… on rêvait d’être ailleurs…

Le FME est né en même temps que ma vie d’adulte et pendant mon exil de dix ans. Il a pavé la voie à la transformation de la ville, que j’avais connue morne et blanche, pour une capitale culturelle éclatante. Bien sûr, ce n’est pas le FME qui a, à lui seul opéré ce changement, mais il en est le symbole, le représentant. Le FME que j’ai retrouvé à mon retour en région il y a 5 ans, c’est pour moi, le nouvel Abitibien : original, avant-gardiste, différent, tourné sur le monde et ses tendances, rassembleur, unique.

Le FME pour moi c’est la vitrine sur notre esprit de communauté, notre accueil légendaire et notre sens de la douce folie. Le FME pour moi c’est une grande fierté et un moment qu’on se donne dans l’année pour décrocher, se rassembler, accueillir les exilés et ensemble fêter, en profiter.

Depuis mon retour, le FME c’est le moment où, de partout à travers le Québec, reviennent les mêmes filles avec qui j’ai vécu le FME à 17 ans, notre moment pour être ensemble et créer de nouveaux souvenirs communs malgré la distance et les années.

Voilà mon FME, à moi. Voilà pourquoi je suis si fière d’y travailler, de contribuer à ma manière à sa pérennité et bien sûr, je vous invite à notre conférence la semaine prochaine pour connaître nos nouveautés!

À bientôt, cher membre de la famille FME, on se voit à la rentrée pour une superbe 16e année, pour qu’on continue à construire ensemble les expériences qui font du FME, notre festival d’exception.

#MONFME