La bouche croche Le blogue du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue

On est samedi après midi, je suis au café chez Bob pour mon sound check. J’essaie de me souvenir de mon vendredi soir…..
Focus, Damien…

Comme dit ma plaque d’immatriculation: «Je me souviens»!
À 22h, vendredi soir, j’ai fait une sieste. Sunny Duval me réveille au téléphone à 11h. Il sonne de très bonne humeur. Pourquoi? Car Les frères Rivaux vont faire un spectacle surprise à 2h du matin. Ça faisait longtemps qu’on avait pas fait de spectacle. (NDR: Les Frères Rivaux devaient à l’origine se produire l’an dernier au FME, mais un conflit d’horaire a tout bousillé les plans…)
Je raccroche le téléphone et je joue une partie de Scrabble tout seul: je perd! À minuit, je me dirige vers l’action du festival.
Je suis au centre-ville et je veux mettre ma guitare quelque part de sécuritaire, en attendant le show des Frères Rivaux. Kevin Boutin passe et me laisse mettre la guitare dans son char. Il me donne les clés et veut en plus me donner des cigarettes et de l’argent, mais je refuse. Après, on se dirige au spectacle des Sadies. Wow! Ça faisait longtemps que je n’avais pas tripé autant sur un band. Sunny arrive au show et on danse sur des chaises.
Emily Clepper me chicane, car j’ai quitté en plein milieu de son show.
Sorry, y’avait d’autres spectacles à voir!

Finalement, c’est 2h du matin, on est au bar Les Chums. La place est pleine. C’est fou comment les nouvelles vont vite! Jamais le bar a
eu autant de gens dans place. On monte sur scène, je demande un shooter de Jameson. On me donne plutôt un bock de Jameson!
Le spectacle commence. Tous les hits sont joués: Le chanteur canadien, J’bois, j’danse, Le pont de Trois-Rivières, etc… Une heure de pur bonheur.
J’dois faire mon sound check. J’écris plus tantôt…

Photographes officiels du festival Les Cyclopes sont partout.

Voici un aperçu du travail qu’ils font pour le FME:

Leur site officiel: ICI

Auteur: Stéphanie

Émotive et passionnante 2e soirée…

Mon parcours…

La dualité et la passion d’Alex Nevsky
La délicatesse de Salomé Leclerc
La vieille âme d’Emily Clepper
La féminité des Peelies
Le “dans ta face” de Jesuslesfilles
La surprenante Gigi French
L’attachant (veux-tu être mon ami?) Howe Gelb
La solidité de Fred Fortin
L’authenticité de Martha Wainwright
La magie des Frères Rivaux

Quelques photos de ce périple.

Auteur: Stéphanie

Bonjour ici Damien Robitaille on m’a demandé de faire un blogue.

JEUDI

Jeudi matin j’ai quitté Montréal seul dans ma voiture pour Rouyn-Noranda et le FME.  Tout le monde trouve ça bizarre que je monte seul, mais j’aime ça faire les longues distances seul en char.  Ça me rappelle mes premières années de tournées .  J’écoute la musique que je veux, j’arrête quand je veux, je chante quand je veux.  7 heures de route avec Fred Astaire, Dionne Warwick, Bob Dylan et les Beach Boys.

J’suis arrivé à Rouyn vers 4h30 et j’ai retrouvé mon nouveau groupe temporaire: le Pascal Picard band. Oui, Pascal m’a demandé de chanter un duo avec lors de son spectacle.  Une belle pièce  qui s’appelle ‘Nobody’s trying to break your heart”.  Showtime était à 22h30 alors on a passé une bonne partie de la soirée dans les loges à boire du vin et à jouer quelques chansons intimes.  Le spectacle à  très bien été, Pascal a présenté plusieurs nouvelles chansons qui se trouveront sur son prochain disque, c’est très bon.

La soirée a fini dans ma chambre d’hôtel avec quelques poutines et des hotdogs et une guitare et des chansons de Beatles.  Je présente mes excuses à Salomé Leclerc qui dormait dans la chambre à côté !

VENDREDI

Aujourd’hui, j’ai été voir deux spectacles en 5 à 7, Emily Clepper et Salomé Leclerc.  Deux très bonne chanteuses.

Emily, comme moi, vient de parents mixtes, son père est Texan et sa mère Québecoise.  Elle chante en anglais.  Quelle belle voix plein de grain et de sagesse.  On dirait une vieille âme qui chante.  Y’a quelques semaines, elle était chez moi et on chantait des tounes de John Prine ensemble, vraiment amusant.  Ce soir, je lui ai demandé si elle voulait chanter la toune Fish and Whistle avec moi,  elle a dit non.

Salomé Leclerc jouait Chez Bob.  Salomé a une belle présence sur scène, une belle voix et elle joue très bien la guitare. On a aussi beaucoup en commun.  Comme moi, elle a fait ses études à L’École nationale de la chanson à Granby, elle a participé au festival de Granby comme finaliste et elle a récemment été signé par Audiogram !  Bravo Salomé c’est bien mérité.  Je me sens comme si on était de la même famille.

Là  je suis dans mon hôtel,  il est 22h15 j’viens d’apprendre que je vais faire un spectacle surprise avec les Frères Rivaux à 2h ce matin au bar les Chums ! Venez faire un tour!!!

 Autrefois la Poney des feus Georges Léningrad, Dominique Pétrin s’ancre depuis les quatre-cinq dernière années dans le domaine des arts visuels: sérigraphies, installations, alouette. ”Je ne me suis jamais sentie musicienne”, qu’elle explique à la porte de l’Écart un peu plus tôt aujourd’hui, où elle présente son expo depuis mercredi. Ce soir, c’est sa performance sonore qui dominera, ”pas vraiment de la musique, plus ce que j’appelle une présence. Toutes les performances musicales impliquent une certaine transe expressive, mais là je suis en pleine période exploratoire.”

Avec son acolyte Rebboh, Miss Pétrin a offert une perfo sous hypnose pendant le festival Mutek en juin passé à Montréal, et débute des ateliers de mime auprès de Jean Asselin d’Omnibus, avec qui elle a ”vraiment cliqué”, cet automne. La perfo débute à 17h30 tapantes.

Auteur: Evelyne

Départ en force que ce premier soir de la 8e édition du FME!!!

Une 117 paisible, où nous roulons plus vite que les épinettes…
Une 117 où nous sommes tous un peu « à côté »…
Un 5 à 7 de Chantal Archambault que j’ai manqué, mais où les échos sont si beaux que j’ai déjà hâte de me reprendre à Montréal.
Le mur du son que fut Bateau Noir.
La générosité d’Ariel.
Le plaisir évident de la Descente du coude. (Le plaisir moins évident, de repartir à Montréal,  à la première heure ce matin)
Mon éternelle adolescence avec Les Vulgaires Machins.
La folie de Gablé.
La délicatesse des Besnard Lakes.
La force tranquille des Revenants.
La puissance de High Tone.

Voici quelques photos de cette première journée.

Auteur: Stéphanie

Le visage tourné vers la masse humaine difforme et endormie que nous formions, cinquantaine de corps recrovillés et tordus dans des sièges étroits et rugeux, le chauffeur a empoigné son micro d’une main enthousiate et affamée : “Mont-Laurier. Arrêt de 30 minutes.” Il est 2h05 du matin et le nez plat de l’autobus fait face à La Lanterne, embrumé restaurant license complète dont l’enseigne, plantée au milieu d’un décor triste et crasseux,  jète 24 heures par jour 7 jours sur 7 une lumière fade sur l’asphalte rapiécée du boulevard Albiny-Paquette.

Les yeux bouffis et les cheveux en bataille, je pousse la lourde porte du minuscule casse-croûte et me dirige droit vers les toilettes. Mixte, la file est déjà longue et, l’attente replongeant mon cerveaux dans l’univers confus duquel on venait à peine de le sortir, je ne peux m’empêcher de rêvasser à cette Rouyn du présent, envahie et fébrile… J’aurais voulu y être déjà, pour vivre cette première nuit d’excitation et de décibels, arpenter les rues peuplées de la belle de cuivre, goûter son houblon et sentir sa sueur nouvelle, m’éclater les tympans jusqu’à l’aube au son gras et écorché des guitares des Revenants. Cette bande extraordinaire dont les airs arides et atemporels coulent dans mes oreilles depuis deux jours, date à laquelle par une nuit chaude et mouillée, un des quatre spectres déposait dans ma boîte aux lettres la matérialisation de mille heures de rock’n'roll et d’autant de disciplinés efforts – cinq titres qu’ils enfileront par ailleurs devant les rideaux rouges de la Sala Rossa le 16 septembre prochain.  Me reste 300 minutes d’insomnie à écouler le cul coinçé entre deux acoudoirs. Music is your only friend.

Auteur: Isabelle

D’après Ralph Elawani, membre du groupe Shortpants Romance et collabo pour Nomag, Buzz Osborne des Melvins est trop smatte pour les entrevues normales. En tout cas, nul doute que King Buzzo ne fait pas grand-chose comme les autres.

D’une durée originalement fixée à 20 minutes, la conversation entre Buzz et Ralph en aura duré 45. Voici quelques extraits choisis et librement traduits. Pour la version intégrale, rendez-vous chez Nomag.ca.

Vous êtes en tournée depuis toujours, alors je me demande; si on partait un band demain matin avec l’intention de vendre des millions d’albums, sauriez-vous comment vous y prendre?

Bien, je peux te dire tout de suite en partant qu’aucun d’entre nous ne serait dans ce band.

Ce que je veux dire, c’est: seriez-vous capables de mettre le doigt sur ce qui vend, après tout ce temps? En lire plus »

Auteur: Evelyne

Ça n’est pas comme si l’Abitibi me coulait dans les veines. Je n’y suis pas née. Je n’y ai pas grandi. Pourtant, elle a pour moi comme pour plusieurs autres outsiders un goût très marqué de revenez-y.

Mon seul claim to Témiscamingue me vient de la famille de mon père qui avait un chalet dans le coin de Belleterre, où un beau soir mon grand-oncle aurait décidé de saouler mon père (alors âgé de 13-14 ans) au gros gin. L’histoire se termine avec la prise d’une mauvaise porte, une tante qui hurle et un pubère de futur père assez confus merci.

Bref, on n’est pas retournés en famille souvent. Mais à défaut d’y être ancrée, je pose souvent le pied à Rouyn par les temps qui courent; le chum, lui, est de souche jusqu’aux ongles. À l’aube de l’épique Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, voici ce que je retiens à date de ma poignée de voyages (six!) en Abitibi.

La route

C’est sûr que sept heures de char, ça fait réfléchir. Notamment au fait que New York, c’est qu’à cinq heures de Montréal. Mais la route vers Rouyn-Noranda est toute lisse, généralement pas achalandée, et y’a pas tout le trouble de la douane.

Sur ce sujet d’ailleurs – et surtout dans un contexte de festival musical -, l’an passé pendant le FME le journal local titrait, sur une éloquente page frontispice de mains roulant un joint: «PÉNURIE DE POT À ROUYN.» Ce qui me semble très étrange puisque j’ai déjà eu un coloc qui plantait là-bas pour arrondir ses fins de mois, mais bon, tirez-en vos propres conclusions. Y’a un conseil de caché là-dedans.

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Auteur: Evelyne

Parazelli vient de mettre en ligne sur son blogue, un texte paru dans l’Indice Bohémien au printemps dernier, sur les 5 qualités d’un leader, aka Sandy Boutin. (Directeur du Festival)

Vous pouvez le consulter ICI

FME -2 jours!!

Auteur: Stéphanie