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Du 9 juin au 26 août prochain, venez faire la fête à la Guinguette chez Edmund !

Mise sur pied par notre sympathique équipe, la Guinguette chez Edmund est un événement qui se déroulera du 9 juin au 26 août prochain inclusivement. Avant-gardiste et inspirante, cette manifestation culturelle et festive vise principalement à dynamiser les berges du Lac Osisko.

À la Guinguette chez Edmund, vous pourrez assister à des concerts gratuits, danser sur les sons des meilleurs DJ du Québec, en plus de participer à de nombreuses activités, tant sportives que culturelles. Vous pourrez même goûter à une panoplie de vins nature, mais aussi à de nombreux cocktails composés d’alcool québécois.

Or, vous vous demandez sûrement de quelle manière cette idée a pu germer dans nos têtes. Pour bien comprendre la démarche qui nous a motivés à créer cet événement, Magali Moderie-Larouche, directrice générale de la Guinguette chez Edmund, a bien voulu nous en dire plus :

« La Guinguette est un projet né dans la tête de notre ancien président, Sandy Boutin, qui voyageait beaucoup en Europe de par son rôle. Il trouvait le concept de guinguette vraiment le fun et il n’y avait rien de semblable qui se faisait au Québec. Pendant le FME de 2018, nous nous sommes tous concertés afin de voir s’il était possible de mettre sur pied ce projet rapidement », explique Magali.

On a donc ciblé le Lac Osisko comme un lieu potentiel pouvant accueillir la Guinguette. Étrangement, ce lac était un endroit mal-aimé par la population de Rouyn-Noranda. Au cours des décennies 40, 50 et 60, ce plan d’eau a été contaminé et pollué par l’industrialisation massive préconisée à l’époque. Les gens l’ont donc déserté.

« Même s’il est impossible de s’y baigner, on trouvait qu’il y avait un bon « match » à réaliser entre le Lac Osisko et la population de Rouyn. Combiné au fait que le FME cherchait alors à élargir ses activités, la conjoncture était donc parfaite pour que la Guinguette voie le jour. Tout ça mis ensemble, nous en avons profité pour présenter le projet aux instances politiques de la municipalité et ils ont embarqué avec un enthousiasme débordant », précise Magali.

Lors des premières semaines de l’édition initiale, l’achalandage était assez timide. « Mais en deux ou trois semaines, nous sommes passés d’une cinquantaine de personnes, ce que j’avais anticipé dès le départ, à une affluence de 400 à 600 personnes par concert, particulièrement le vendredi soir… ce qui a occasionné d’heureux problèmes ! ».

Fait à noter, la guinguette est un concept importé de France. Là-bas, dans la vaste majorité des villes où un cours d’eau s’écoule, on retrouve une « guinguette » qui allie bar, culture et rivage.

LaF / Guinguette chez Edmund 2019 – Crédit photo: Louis Jalbert

Une programmation 2022 festive mettant en vedette des artistes amis du FME

Puisque l’événement est parrainé par nous, la programmation de la Guinguette chez Edmund est en parfaite concordance avec la direction artistique que nous encourageons habituellement.

« On mise d’abord sur des musiciens rassembleurs, mais aussi sur des artistes ou des groupes qui sont des amis du FME. On programme des artistes qui ont déjà joué au festival dans le passé, on conserve l’ADN de la programmation du FME qui mise sur des créateurs émergents et on fait également une belle place aux artistes de la région abitibienne », déclare Marilyne Lacombe, programmatrice de la Guinguette chez Edmund.


Cette année, des têtes d’affiche comme We Are Wolves, Pierre Kwenders, Jesuslesfilles, Barry Paquin Roberge, Valaire, Mort Rose, de même que Gab Paquet et DJ Champion, fouleront notre magnifique scène située devant le Lac Osisko.

On en a également profité pour demander à Marilyne ses principaux coups de cœur qu’il ne faudrait pas rater lors de l’édition 2022 :

« Sans aucun doute, le public devrait assister au spectacle de la formation suisse, formée de 14 musiciens, nommée Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. La bande sera présente le jeudi 14 juillet. C’est un groupe dadaïste aux accents parfois punks, souvent orchestraux, mais c’est surtout une magnifique bébitte musicale qui en séduira plus d’un, j’en suis certaine. Sinon, la formation indie-rock montréalaise Fleece clôturera l’événement le 26 août prochain. C’est du rock psychédélique incorporant du jazz et du grunge. Fleece est un groupe en montée qui sera à surveiller au cours des prochaines années ».

Voilà, vous êtes avisés !

Alors, on vous attend en grand nombre à la Guinguette chez Edmund. En plus de vous faire découvrir d’excellents artistes, vous pourrez étancher votre soif dans une atmosphère hautement festive. Dur à battre, n’est-ce pas ?

Programmation / Guinguette chez Edmund 2022

José Louis and the Paradox of Love : un tournant dans la carrière de Pierre Kwenders

Au FME, on chérit tous les artistes qui ont foulé nos scènes. Or, s’il y a un musicien que l’on peut considérer comme faisant partie de la famille du festival, c’est bien Pierre Kwenders. Le 29 avril prochain, l’auteur-compositeur et DJ montréalais lancera son troisième album studio en carrière : José Louis and the Paradox of Love; disque qui fait suite aux éclectiques et festifs Makanda at the End of Space the Beginning of Time (2017) et Le dernier empereur bantou (2014).


Pour le Montréalais d’origine congolaise, ce nouvel effort est considéré comme un important tournant dans sa carrière. On l’a rencontré afin d’en découvrir un peu plus sur la démarche artistique qui a mené à la création de cet album. On en a également profité pour échanger sur cette relation unique qui l’unit à l’organisation du festival ainsi qu’aux festivaliers qui assistent toujours en grand nombre à ses concerts.

Pierre Kwenders au Poisson Volant 2021 - Christian Leduc_7241
Rouyn-Noranda, Festival 
Presqu'île d'Osisko.
Pierre Kwenders / Poisson Volant 2021 – Crédit photo: Christian Leduc


Un album intime, étonnant et émouvant


Ce qui marque lors de l’écoute de ce nouveau long format, c’est le ton intimiste, et forcément un peu plus posé, qui caractérise cette création. Pierre Kwenders, de son vrai nom José Louis Modabi, le confirme : « C’est mon album le plus personnel. Je suis comme un livre ouvert. Je raconte mon parcours personnel à travers mes expériences amoureuses et familiales. Au fond, c’est une évolution normale pour moi. Au cours des dernières années, j’ai découvert des facettes que je ne connaissais pas de moi-même. Mon souhait le plus cher, c’est qu’en partageant ces différentes expériences de vie, je puisse aider les gens à guérir de certaines douleurs. Si ça arrive, ça me fera énormément plaisir ».


Des collaborations essentielles qui font vibrer le Montréalais


Cela dit, les fans de Pierre ne seront pas trop dépaysés à l’écoute de José Louis and the Paradox of Love. Encore une fois, il a fait appel à une multitude de collaborateurs. De Win Butler (Arcade Fire) en passant par le DJ états-unien King Britt et le Torontois Uproot Andy, pour ne nommer que ceux-là, toutes ces contributions réjouissent au plus haut point Pierre : « Travailler avec autant de collaborateurs, ça me fait vibrer et ça me fait découvrir des horizons musicaux différents des miens. De plus, ça me challenge en tant qu’artiste et ça donne un autre éclairage à mes chansons. Avec chacun de ces collaborateurs, on essaie toujours de trouver le juste milieu entre nos identités respectives. Et il y a tellement de talent dans le monde entier, pourquoi ne pas le partager ? ». On reconnaît ici la personnalité rassembleuse de l’artiste.


« Ces collaborations prennent toujours forme de manière naturelle. Par exemple, lorsque j’ai enregistré la version démo de la chanson Kilimanjaro, je l’ai réécoutée et je trouvais qu’il manquait quelque chose. J’ai donc envoyé cette version à un musicien et ami portugais qui me semblait plus en mesure de l’amener dans la bonne direction. Il m’a retourné sa version et ça m’a tout de suite plu ».


Un processus créatif décontracté… comme la personnalité de Pierre !


Pierre affectionne particulièrement le travail en studio : « J’aime beaucoup composer et écrire en studio. Au quotidien, je prends beaucoup de notes. Donc, en compagnie du réalisateur, on travaille sur des rythmes et des sons. Parallèlement, je consulte mes notes remplies de textes et d’idées. J’essaie alors de dénicher ce qui pourrait fonctionner sur la musique que nous sommes en train de travailler. Je peux également arriver en studio avec un texte déjà prêt. On essaie alors de le décortiquer et de l’adapter à la musique, et vice-versa. En fait, je n’ai pas de processus créatif précis. Je laisse la magie s’exprimer ».


Le FME : une importance capitale dans la trajectoire de Pierre


La relation privilégiée qu’entretiennent les festivaliers et l’organisation du FME avec Pierre est hautement chaleureuse. Le principal intéressé le proclame haut et fort : « Le FME, c’est la famille ! Le festival m’a vu grandir et m’a supporté dès le début. J’ai fait le tout premier Quartiers d’hiver et ce fut l’un des plus beaux moments vécus dans ma carrière. On jouait au Diable Rond et je chantais une chanson assez douce. J’ai alors demandé au public de s’asseoir au sol avec moi. Tous l’ont fait sans exception ! Ce moment constitue l’un des faits saillants de ma carrière et j’en garde de merveilleux souvenirs. En passant, je ne refuse jamais une invitation du FME… et j’aimerais beaucoup y être cette année ! ».


Le message est passé !


Le 29 avril prochain, procurez-vous le nouvel album de Pierre Kwenders : José Louis and the Paradox of Love; un disque plus personnel et, par le fait même, émouvant. Et qui sait, peut-être aurez-vous encore une fois la chance d’assister à l’une de ses prestations dans le cadre du festival ? On se le souhaite !

Pierre kwenders au quartier d'hiver en 2015- Diable Rond, FME. Rouyn-Noranda.
Pierre Kwenders / Quartiers d’hiver 2015 – Crédit photo: Dominic Leclerc