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Post.

Au début ça commence tranquille, ça semble loin. Un point blanc sur un écran noir. Un char qui fonce sur ton chat un mardi soir. C’est peut-être pas une menace contre toi, mais en même temps t’es pas au courant de tout ce que ton chat aurait pu faire…

Ensuite, tu y trouves ta zone de confort. Passer en face d’un projecteur qui shoot un film de Cronenberg, être un détective qui trouve le secret diary, manger des croustilles chips dans le noir. Tous des sentiments familiers. 

Avant de savoir que t’es dans les limbes, ton corps s’allonge, tes bras touchent le sol, tes doigts frôlent des bouteilles d’eau Eska. T’entends quelqu’un dire qu’il fait chaud parce que y’a pas d’air clim. La même personne qui va chialer tantôt qui fait frette parce que y’a pas de chauffage. Le décor en plastique fond, t’entend pu tes textos rentrés et soudainement tu comprends tout sur la production des globules rouges.  T’es arrivé là un pas après l’autre. Crescendo.

Le Post. Rock, hardcore, indie, alternatif, ambiant, instrumentale…
C’est la réinterprétation de la base. C’est ça qui se passe. C’est ça le feeling.

Le groupe Reliefs rend justice à tout ça avec ses compositions hivernales, spacieuses et valsant dans l’immensité d’un lieu ou d’un combat intérieur perdu par le protagoniste.  La pièce “Il neige à Montréal” tiré du EP : “Sans Mers”, illustre bien cet aspect storytelling du jeune groupe qui ont nul besoin lyrique pour transporter leur auditoire dans un univers tout en apesanteur.

Ils ont joué au Divan Orange dans le temps que la place était menacé de fermé parce que Monique pouvait pu écouter ses émissions de cuisine passé 7h. Le trio a également effectué une courte tournée en France, offert sa musique sur Poulet Neige et est présentement en studio pour l’enregistrement de leur premier disque qui verra le jour en 2016.

Leur plus récent EP : “La traversée” met de l’avant le côté plus brute et strident des guitares pour nous offrir une missive littéraire plus offensive, recherchée et chronologiquement bien rendu.

La traversée by RELIEFS

Reliefs est composé de David Lévesque au drum, Alexandre McGraw à la guitare et de Maxime Sollier à la basse. Un groupe à surveiller parce qu’ils sont bons, mais aussi parce que le guitariste pourrait facilement voler ta blonde.

Avant l’atterrissage, pour tous les fans de post, je vous suggère fortement l’excellent groupe local Barricade qui a tué la mort en septembre dernier lors de son passage sur les planches du Petit Théâtre dans le cadre du FME.

Bring your own cat.

Manifestation de feu

Sociologiquement parlant, deux personnes vont développer une relation forte et significative s’ils se battent ensemble contre un ennemi commun. Davantage que s’ils partagent une passion commune.  Autrement dit, on a plus de chance de devenir chum si on se rencontre dans une manifestation anti Justin Bieber que dans un cours d’harmonica au Centre musical En Sol Mineure.

En Abitibi-Témiscamingue, en début d’année, ben c’est le frette qui te pogne en otage. Tu vas mourir de froid, mais c’est pas une expression. C’est de couper ta langue en la passant sur tes lèvres. Ramasser tes doigts dans le fond de ta poche. Notre luminothérapie c’est quand on pogne une lumière rouge.

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C’est too much pour ce qu’une personne seule peut endurer. On a besoin de vivre ça ensemble. De rallier tous ces gens frustrés de glisser sur des peaux de bananes.

Pour moi c’est ca Quartiers d’Hiver. C’est ensemble, de se rebeller contre ce qui nous mine le moral depuis des mois. De mettre un peu de Bayleys dans l’café. La chaleur d’une salle de spectacle. La voix feutrée d’une lady du Mississipi qui nous folk la vie dans sa robe rouge.

On va te r’coller les doigts avec du ducktape, te payer une Boréale rousse pis fixer une tête de lapin géante qui crache du feu pis des lumières comme un board de Lite-Bright qui fait une crise d’épilepsie.

On commence bientôt? Parce que là je suis pas en train de t’sourire, j’ai juste la face gelée.

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