Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, fièrement présenté par SiriusXM, vous convie à sa 24e édition. Du 3 au 6 septembre 2026, Rouyn-Noranda reçoit têtes d’affiches d’ici, relève et exclusivités internationales offrant des musiques à l’approche novatrice et aux sonorités singulières. L’événement propose plus de 80 concerts dans des lieux variés et insolites, garantissant aux festivalières et festivaliers une multitude de découvertes musicales.
« SiriusXM est heureux de reconduire son partenariat avec le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue à titre de présentateur officiel. Depuis plusieurs années, nous partageons avec le FME une même passion pour la découverte et la promotion des talents émergents d’ici. Cette collaboration s’inscrit directement dans notre engagement à faire rayonner la musique francophone et à soutenir des événements culturels d’envergure. » nous exprime Matilde Bourgeois, Gestionnaire DCC francophone, commandites et événements chez SiriusXM.

Une curation soignée alliant post-punk, électro, folk moderne, métal et musique expérimentale dans les confins du Petit Théâtre du Vieux-Noranda, du Paramount, du Pazzo, de l’Agora des Arts, ainsi que des sous-sols du Petit Théâtre et de l’Agora…
Irrévérencieux et explosifs, Choses Sauvages nous présentent jeudi au Petit Théâtre du Vieux Noranda des titres aux franges du post-punk, de la new wave et du krautrock. L’affiche débute avec le multi-instrumentiste autodidacte et synesthète, Max Baby (Montmagny, FR), qui propose un rock indie léché, puis Camilla Sparksss (une canadienne relocalisée en Suisse), qui vient de sortir un deuxième opus conciliant musique électronique et noise: ICU RUN. La salle accueille vendredi : Mek’Dr’Dr, un duo bruxellois au punk groovy et minimaliste ; Corridor, groupe reconnu pour ses guitares noueuses, ses rythmes mécaniques et ses mélodies pimpantes ; puis La Sécurité et son tout récent disque, Bingo!, « qui mélange egg punk, pop francophone, proto-punk, no wave et rock gothique des années 80 » (The Needle Drop). Samedi, le théâtre reçoit la Soirée électro, présentée en collaboration avec la SAT (Société des arts technologiques), qui célèbre ses 30 ans. S’élancent tour à tour Hologramme, un artiste électronique inspiré de la house, du UK garage et de l’ambient, Martyn Bootyspoon (Fractal Fantasy), qui se démarque par sa club music empreinte de house et de ghettotech, puis TDJ (anciennement Ryan Playground), reconnue pour ses prestations audiovisuelles immersives où s’entremêlent trance, techno et eurodance. Dimanche, place au traditionnel déluge métal avec les brutales formations rouyn-norandiennes Colony Omicron (death metal) et The Black Empire (black metal), qui sont suivies par Outre-Tombe, groupe francophone offrant un OSDM (old school death metal) sans concession, puis A Canorous Quintet, groupe suédois formé en 1991 connu pour son métal mélodique.
Du côté du Paramount, Étienne Coppée présente vendredi Un album hommage à Joe Dassin, nous offrant des relectures très personnelles d’un répertoire mythique, mettant en lumière l’émotion pure des chansons. En première partie, la pop alternative de Carla Chanelle, laquelle fait dériver dans des eaux rêveuses, où coule une force tranquille, puis l’univers mêlant spoken word et pop alternative de Goodbye Karelle. Samedi débute avec Charlotte Cornfield (Toronto, ON), « ses rimes spirituelles et hésitantes rappelant ce qui se fait de mieux à la radio country » (Pitchfork), puis se poursuit avec Philippe B, lui qui présentait le 13 mars dernier, Cigale, un septième album qui le révèle à son plus brut et personnel. L’Agora des Arts accueille vendredi le trio éclectique alliant musique ambiante, folk et pop, Afternoon Bike Ride, ainsi que les mélodies lumineuses et les arrangements raffinés de l’auteure-compositrice et interprète, Arielle Soucy. Ça se poursuit samedi avec la musique aux sonorités liturgiques, soutenue par une voix hors du temps et des textures néoclassiques, de Mykalle et l’amalgame saisissant de l’artiste Oji-Cree, Aysanabee – à la fois hypnotique et mélodique, solennel et planant, un mélange tourbillonnant de paysages sonores indie, soul et électroniques.
Le festival présente aussi une série de concerts tardifs au Pazzo. La formation hardcore teintée de noise, Mulch, ainsi que le flamboyant artiste de pop hypnagogique francophone, Alix Fernz, lancent dans la nuit de jeudi à vendredi les hostilités. En provenance de la capitale québécoise, Enfants Sauvages garochent le lendemain moulte décibels irrévérencieux en première partie du groupe néerlandais Iguana Death Cult, reconnu pour son alliage garage rock psychédélique aux effluves jazz, no wave et disco. Samedi dès 23h30, les pionniers du rock expérimental, Suuns, traînent sur scène batterie, guitare, synthétiseurs et instruments MIDI, le tout amarré par une horde de boucles et d’échantillons tel qu’entendu sur The Breaks. S’ensuit une deuxième prestation de Camilla Sparksss. Toujours plus tard dans la nuit, de magnifiques étrangetés se succèdent au Sous-Sol du Petit Théâtre. La formation japonaise VMO alias Violent Magic Orchestra (jeudi) nous présente son spectacle audio-visuel propice aux moshpits. L’ensemble new-yorkais Balaclava (vendredi) crache son trash punk masqué de cagoules, puis Haha Laughing (samedi) fait le périple depuis Austin au Texas, armé de ses rimes criardes alliant rap et noise. Zach Zoya & High Klassified présentent Misstape 2, une nouvelle oeuvre collaborative couvrant le rap, le R&B et la soul, au Sous-Sol de l’Agora vendredi dès 23h30. Le lendemain, place au punk tolérance zéro à front féminin et aux guitares bruyantes de Thee Soreheads, puis au noise rock désinvolte et impétueux de Dogo Suicide.
Pop ingénieuse, chanson trafiquée et arts vivants durant l’apéro…
Tout le festival durant, il est possible de faire des découvertes dans le cadre des Apéros Air Canada – une série de concerts gratuits. Tout d’abord, le QG est l’hôte d’une pléiade d’artistes pour agrémenter les happy hours. Vendredi, Hélène Barbier (17h) nous joue des pièces aux mélodies avant-pop agressivement anti-compliquées tirées de Panorama, puis s’élance Julie Rains (18h), une chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste belge qui navigue entre jazz, soul et musique électronique. Samedi, l’espace se transforme en laboratoire pour l’exploration sonore audacieuse – textures, conceptualisation, design sonore, maximalisme et exhibitionnisme émotionnel – de Xela Edna (17h) et la pop sensuelle, grinçante et cathartique du projet né à l’écran et rendu sur scène : Le Belladone (18h). Vincent Khouni nous dévoile dimanche dès 18h les pièces de son plus récent EP, Accident, oeuvre minimaliste alliant garage, électro et chanson. L’Abstracto reçoit vendredi Maya Kamaty (17h), chanteuse réunionnaise donnant au créole les atours d’un langage universel pour affirmer son expression musicale. Il sert aussi de décor pour le retour du pluri-stylistique auteur-compositeur et interprète, Mantisse (LaF), qui y présente samedi à 17h un nouveau chapitre folk intitulé : Les fleurs préférées de ma mère. On peut y voir dimanche l’artiste multidisciplinaire Erika Hagen (17h), projet intime et fougueux qui s’inscrit dans la grande famille du indie-rock-folk garage.
Dès 17h30 au chic Les Mooses, on peut entendre : Pastel Blank (vendredi), projet protéiforme mélangeant accents post-punk, accroches pop et grooves décalés ; Marie Céleste (samedi) et ses vers d’oreille « entre arrogance et conscience, entre rock, jazz et même samba » (Le Devoir) ; puis Écarlate (dimanche), un trio de Moncton qui séduit par une musique à la fois lumineuse, poétique et percutante. Vendredi dès 17h30 au 55 Dallaire (Chevaliers de Colomb), il est possible d’attraper le grand gagnant des Francouvertes 2025, Muhoza, qui présente son cocktail hip-hop et jazz. Sur ces mêmes planches se succèdent samedi Barre à clou (17h30), groupe donnant dans le sludge, le stoner et le doom, et Truck Violence (18h30), décrit par Le Devoir comme présentant un « stupéfiant alliage de métal et de folk, de guitares sludge et de banjo. » Dimanche, nous avons droit à Moiré (17h30), un quintette indie-grunge de Malartic flirtant avec le slowcore, le post-rock et shoegaze, puis à Worry (18h30), un groupe bruyant mais rêveur qui mélange haut décibels et mélodies nostalgiques. Les affiches du samedi et du dimanche au 55 Dallaire sont présentées en collaboration avec KeepHope Productions.
Du R&B au hip-hop en passant par le rock psychédélique et la chanson : on trouve de tout sur la scène principale extérieure dans le cadre des Événements SiriusXM…
Pour faire suite à sa prestation surprise au FME l’an dernier, l’auteur-compositeur-interprète Vincent Roberge alias Les Louanges prend la tête de l’affiche du jeudi. Fort du succès de son troisième album Alouette!, il balance son alliage moderne de funk et de soul enrichi d’un enrobage pop raffiné dans le cadre des Événements SiriusXM. Il est précédé par Bon Enfant, dont le disque Demande spéciale a remporté le Félix de l’Album rock de l’année au dernier Gala de l’ADISQ et dont les concerts proposent une pop aux grooves bien-allants entre glam, disco, folk et psychédélisme. La soirée met également en vedette Malaimé Soleil et sa bande sonore imbibée de soirées mémorables, de trajets sans histoire, de joies simples et de peines sourdes, tout juste après que Birds of Prrrey, un trio indie rock d’inspiration Riot Grrrl, ne lance les festivités sur la traditionnelle scène de la 7e Rue.
Place au vers rythmés en soirée du vendredi, le festival présentant Koriass, véritable pilier du rap québécois cumulant les éloges depuis maintenant deux décennies. Il nous partage des pièces de Sept ans de malheur, son septième album studio comprenant les brûlots : “Basse couture”, “Détour (feat. St-Prince)” et “Vingt-quatre heures”. En premières parties, il y a Kamilou, dont la musique fusionne habilement une multitude de genres, du rap au trap, en passant par le jazz, la pop et le soul, ses textes abordant la résilience, l’amour et les luttes sociales. Puis le nouveau spectacle d’Aswell intitulé Berger, où il mélange rap, pop, trap, drill et folk, une formule qui devrait « cimenter la place de ce rappeur à guitare dans le paysage hip-hop d’ici. » (La Presse)
L’affiche du samedi débute dès 19h avec la finale de Nouvelles Ondes SiriusXM. Hawa B, une artiste qui échappe aux étiquettes, ouvre la soirée, proposant un espace où l’on peut twerker ou head banger, rire ou pleurer dans un même souffle. Suit N Nao, une habituée de la longue liste du Prix de Musique Polaris – L’eau et les rêves (2024) et Nouveau Langage (2025) – privilégiant une démarche écoféministe, inspirée de rêves et de rituels pour sa pop expérimentale. La soirée prend ensuite un tournant rock avec la formation Grand Eugène, offrant un son indé au cachet onirique, porté par une voix murmurée et des arrangements duveteux. Le ou la gagnant.e recevra une bourse
de 25 000 $ et l’opportunité de performer au MaMA Music & Convention à Paris. Le festival présente en clôture Lou-Adriane Cassidy, « une voix incontournable, une conteuse moderne qui invite son public à rêver plus grand » (Radio-Canada) avec ses plus récents ouvrages, soient le déjà néo-classique Journal d’un Loup-garou et Triste Animal, album qu’elle fait paraître en surprise quelques mois plus tard.
En prime, le FME présente sur la Scène Fizz (aussi située sur la 7e Rue) une série de concerts gratuits sous les étoiles. De jeudi à dimanche, y sont présenté.e.s : la nouvelle signature Arbutus Public Appeal, qui présentait récemment davantage de sa pop avant-gardiste sur un nouveau long jeu ; Jashim, figure clé de la scène latine underground montréalaise, Cult MTL décrivant sa musique comme « un mélange de rythmes ensoleillés des années 2000 et d’hyper-pop » ; puis Aizysse Baga, un.e artiste issu.e de la communauté 2SLGBTQIA+ dont l’univers électro-pop et alternatif allie performance scénique, esthétique flamboyante et propos engagés. La scène accueille aussi samedi dès midi Odie Harr, un collectif folk-rock mélangeant cuivres, accordéon, piano de style saloon et section rythmique inspirée du garage rock, puis le Winston Band, groupe québécois qui puise dans le riche héritage culturel louisianais pour créer des chansons rassembleuses inspirées du zydeco.
« Le FME, c’est exactement l’esprit que Fizz incarne : curieux, allumé, rassembleur. Être présents au coeur de l’action à Rouyn-Noranda pour une troisième année consécutive en offrant aux festivalières et festivaliers une série de concerts, dont plusieurs sous les étoiles sur la Scène Fizz, c’est une façon concrète pour nous de contribuer à ce que la musique continue de rassembler les gens et de créer des liens durables dans nos communautés. »
– Martin Gendron, directeur général de Fizz
C’est à la presqu’île samedi dès 13h que se tient l’Après-midi Télé-Québec. Il met en vedette Passion_Partage, collectif transdisciplinaire mariant installation, art vidéo et disc jockeying, puis Rizomagic, duo originaire de Bogotá fusionnant cumbia et rythmes afro-colombiens à l’IDM et la musique ambiante. Pour celles et ceux qui voudraient se détendre « à coup de licks de pedal steel, de mélodies qui débarrent les genoux et de textes empreints d’une poésie vraie et sans artifices », direction parc botanique À fleur d’eau, où Spaghatt offre dimanche dès 13h une prestation à la croisée du country et de l’Americana.
Billetterie
Le FME offre deux possibilités de passeport aux mélomanes. Le passeport « Best Life », au coût de 220 $ donne accès à tous les spectacles. Le passeport extérieur, au coût de 65 $, donne accès aux trois soirées – jeudi, vendredi et samedi – sur la 7e Rue. Il est maintenant aussi possible de se procurer des billets individuels pour les différents concerts du festival.
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