Vienne, Paris, Lisbonne, Rouyn-Noranda

Je passe chaque été en Europe. J’ai un attachement profond à la culture européenne, et j’ai besoin de ma dose (bon un autre osti de frais-chier). Cette année pour mes vacances, je me suis rendu en Autriche et en France. L’an dernier c’était le Portugal. Chaque année je reviens avec mille images de montagnes, d’architectures démentes, de rivières, de vignobles et de petit bonheur du saint ciel.

Le retour est toujours difficile. Même si j’adore ma job, se rattacher à sa chaise de bureau après avoir goûté à la pleine liberté n’est jamais facile. Mais chaque fois je pense au FME. Un genre de Noël avant le temps qui te donne un second but après les doux congés estivaux, et qui facilite la réintégration aux courriels et aux coups de téléphone. Un petit voyage.

Ceux qui ont vécu le festival, ne serait-ce qu’une fois, comprendront ce dont il est question. Les barrières n’existent pas au FME. Le Québec au grand complet s’y retrouve sous une forme nouvelle, comme si tout le monde avait soudainement le droit de repartir à zéro. De devenir un nouveau soi dans un nouveau territoire. Une microsociété qui se crée l’espace d’un long week-end. Une grande tribu. Un nouveau continent.

La 15e édition marquera ma troisième année en tant que festivalier, et je me souviens de la première comme si c’était il y a deux ans. J’avais accepté d’écrire pour le blogue du FME, parce que ça me tentait. Je m’y suis rendu avec une gang d’inconnus, sachant que j’allais connaître du monde là-bas. J’avais l’impression de faire un grand périple. De faire 8 heures de transport, mais pour aller à Rouyn au lieu de Vienne. Un rêve. J’ai remplacé les chemises du bureau par les tank tops, les souliers propres par les gougounes. Il faisait frette, mais au moins, j’étais pas habillé comme d’habitude.

Ok, il n’y a pas de princesse Sissi comme à Vienne… mais il y a plein d’autres genres de princesses. Pis si tu mets une perruque à Yann Perreau, on dirait quasiment Mozart. Le dépaysement est à s’y méprendre.

C’est le genre d’événement qui t’emmène au bout du monde, en restant près de ton monde. Tu vis à cent mille à l’heure culturellement, tu vois des gens de partout, tu marches sans arrêt, tu te couches aux petites heures, tu bois et manges aussi bien que « din zeuropes » (essaye un fish tacos d’Abitibi ou une poutine de chez Morasse juste pour voir), tu dors à l’hôtel ou chez des résidents (comme chez l’Habitant), tu découvres des nouveaux lieux inusités, tu trinques avec des inconnus. J’ai d’ailleurs rencontré un de mes meilleurs amis à vie comme ça, en plein cœur de Rouyn. Comme quoi.

Le FME forme la jeunesse, et c’est pour ça que l’on y retourne année après année, comme une piqûre du voyage. Mes bagages sont quasiment déjà faits tellement j’ai hâte (joke).

Cette année marque la 15e édition du FME. C’est un peu comme le 375e de Montréal ou le 400e de Québec. Tout est toujours plus vivant quand c’est un anniversaire. Peut-être que Céline va être là? Who knows? Ils ont ben eu Feist pour le 10e… Awaye à Rouyn ma Cé. Swing le All by myself dans le tapis.

Mais je ne serai pas déçu si elle n’est pas là non plus. J’irai à la pêche au doré pour me consoler.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *