Témoignages - FME 2018 - La Bouche Croche

Témoignages

La pluie est tombé sur la ville pendant qu’elle était plus compacte que jamais. On aurait pu marcher sur des têtes sans jamais voir le sol de la 7e rue. Ici on est à Loin-Noranda et la place va se remplir de silence dans environ 48 h.

En attendant c’est Loud. C’est le déluge, c’est mélangé, c’est nouveau! Tu peux organiser un show mais tu peux pas le contrôler, tu peux juste le pousser dans la bonne direction. J’ai toujours l’impression de manquer quelque chose, je me dis souvent que je ne suis pas à la bonne place au bon moment, mais cette fois-ci je n’ai pas regardé ailleurs. Je me suis pas retourné pour aller à l’église, j’ai juste apprécié de voir ma ville en santé, fière, avec un système respiratoire qui inspire et expire et encore une chance pour la spontanéité. La pluie donne la picote à nos vêtements mais on est resté jusqu’à la toute fin pour se sentir plus foncée, plus propre et transformé aussi. La balance des gens est tombée par dans les trous de la passoire. C’était le meilleur des spaghettis.

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FME - Sam - La Bouche Croche

Le FME fait souvent boom, boom, boom. Toujours le motif pour le point dans les airs, le sourire aux lèvres et le buck remplis de compromis. La musique et les rassemblements festivaliers servent à ça. Mais la musique est aussi engagée, enragée, porteuse d’un message, révélatrice de qui nous sommes. Certains artistes tentent de nous transformer pendant leur performance. On sort de la salle différent de quand nous somme entrés à condition d’accepter le fait que c’est pas une toune de 4 minutes avec un refrain. Es-tu capable d’accepter? Tu t’assois, tu prend le temps de réfléchir, tu constates que c’est impossible que tu sois là, tu profites du moment. Mais ça fait toujours boom boom boom à quelque part par dessus ton épaule.

Jessica Moss - FME - La Bouche Croche

 

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Au début on n’a pas fait la différence entre la machine à boucane et la poussière de craie. Un rappeur dans un nuage de fumée c’est quand même casual comme image. La foule s’est dispersée vers la sortie avec un sentiment d’urgence mais je suis quand même habitué que l’ambiance soit chaotique dans un show hip hop. Une fois à l’extérieur avec tout le monde je me sentais comme dans un exercice de feu au secondaire. Il y a avait une conversation, une compassion pour son prochain et il y avait aussi une personne dans une couverture chaude parce qu’il y a toujours une personne dans une couverte quand les pompiers sont là. On n’a pas fait la guerre mais on est maintenant des frères et soeurs de problèmes respiratoires. Rymz en avant, Yes McCan en arrière. C’était un show caché qui était vraiment caché! Bravo FME, ça ne s’invente pas! Dans la liste des choses qui ont été inventées par erreur : les croustilles chip, le post-it et la pénicilline.

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On était tous impatient de rencontrer celle qui semble sortir d’un roman de Bram Stocker avec un brin de nostalgie des années 50s, un amour pour les néons et les roadtrips aux États-Unis. Mais ce n’est pas elle qui est monté sur scène finalement, c’est une tout autre personne. L’artiste qui avait la chance de jouer au FME ne pourra pas jouer dans ce lieu mythique qui s’appelle : Le Cabaret de la dernière chance. Quand on est sorti par la ruelle, on s’est rendu compte que ce qui n’était pas organisé avait eu lieu. Un show, deux show, trois show.

As-tu terminé de lever le ton parce qu’on est pu dans ton salon? Nous on a déchiré les plans et décider d’apprécier le fait d’être là. Arrête d’en vouloir au gars de l’extincteur, à l’absence de ta blondinette et au fait que tu sois complètement trempé. T’as survécu, t’es vivant pis anyway t’es ben plus beau les cheveux mouillés. Alors ta gueule!

Abitibi / Montréal - La Bouche Croche - FME

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