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Ici Sudbury appelle l’Abitibi

Avertissement : une quinzaine de Sudburois débarqueront aux Quartiers d’hiver. N’aie crainte : l’important, c’est de ne pas céder à la panique. Voici 5 informations et conseils qui t’aideront à gérer émotionnellement l’afflux agressif de migrants sudburois.

They're coming!

1. Le Sudburois est archi poli

Genre, ça frise les sommets de l’absurdité. Il arrive souvent qu’on soit encore en train de traverser le stationnement qu’on aperçoit déjà au loin quelqu’un qui nous attend avec la porte grande ouverte. Pis toi, pour être poli, tu jogges pour ne pas qu’il attende trop longtemps. Un malaise qui peut être périlleux si c’est moindrement glacé. Ne laisse pas le Sudburois teneur-de-porte te mettre de la pression, o.k.? O.K.?!

You're welcome!

2. Le Sudburois est créatif.

On retrouve une scène culturelle riche et florissante à Sudbury, tant du côté anglophone que francophone malgré la (relative) petitesse de la ville. Si tu rencontres un Sudburois aux Quartiers d’hiver qui ne soit pas dans un band, un artiste visuel, dans une pièce de théâtre, membre d’une équipe d’organisation d’un festival ou impliqué dans un organisme culturel, je te dois un verre.

I am artiste.

3. Le Franco-Sudburois est allergique à certains commentaires.

Règle générale, il faut essayer d’éviter certains commentaires ou questions en lien avec la langue (je parle pas de frencher. Ça, c’est fortement encouragé à Ça-De-Beurré). En voici quelques-uns à éviter : « Y a vraiment des francophones en Ontario? », « Eille, tu parles bien français pour un anglophone! », « Pourquoi vous déménagez pas simplement au Québec, ce serait plus simple, non? », « Pis, êtes-vous ben assimilés dans votre coin? »

Not impressed.

4. Le Sudburois prend un plaisir fou à jouer au Bingo pour gagner de la viande.  

Non, sérieusement:

Hein? What? Viande? Bingo? Porketta? Ma vie? Plus d’info ici.

5. 96% des francophones de Sudbury ont de la parenté à Rouyn-Noranda.  

On est tous une grande famille, man. 

6. Nous autres aussi, on a des cheminées, des minières, pis un lac au centre-ville.

Le Sudburois a d’ailleurs le système olfactif brûlé dû au soufre dans l’air causé par la fonderie. Sens-toi donc libre de lâcher des flatulences en sa présence.

Sudbury.

Bref, prend soin (take care), comme disent les gens par chez nous. On a bien hâte de venir vous voir, Abitibiens et Abitibiennes <3

Cordialement,

Votre Sophia 

By the way : le masculin est utilisé pour alléger le texte, et ce, obviously sans préjudice pour la forme féminine. 

« On the road again » (comme la toune de Richard Séguin.

Moi pis mon fidèle carrosse de course (ma Yaris 2008 lol), on a hit the road vendredi après-midi en direction de l’Abitibi. Après des pilons de poulet fou dans tête, une ride de kayak su l’lac pis un dodo au chalet de ma tante à Chutes St-Philippe, Yari et moi on a parcouru plusieurs kilomètres, un par un, sua 117 Nord jusqu’à Roquemaure (70 km passé Rouyn genre) où ma cousine tenait un party de famille à son chalet. Pas d’anecdotes rocambolesques, juste une petite frousse de m’faire arrêter dans l’parc (encore, crisse) mais la police en avait pas après moi finalement c’te fois-là. Tout ça pour dire que j’en ai profité pour porter attention aux spots où tu pourrais t’arrêter sur la route vers Rouyn, des fois que tu ressentirais le besoin de te délier les jambes, de changer le mal de place in peu.

1) La Chaumière à Mont-Laurier : Je sais pas pour les autres mais moi, chaque fois que je fais le trajet Rouyn-Montréal (ou l’inverse), je m’y arrête au moins une fois pour me délecter du plat que mon père utilise également en guise de surnom à mon égard : une poutine. Voici l’adresse : 353 Boulevard Albiny Paquette

2) Les Chutes du Mont Rolland : À peu près 40 kilomètres passés le début du Parc de la Vérendrye, y’a ce cristie de beau spot plein-air où il fait bon manger un sandwich aux zeux pas d’croutes soigneusement préparé la veille du départ. On y était arrêté une fois avec mes parents pis mon frère quand j’étais kid mais on n’y était pas resté longtemps parce que mon père pensait qu’il y avait un ours pas loin. On était ben relax en mode « découverte d’un nouvel environnement » pis on a entendu des branches craquer. Ça pas été long qu’on a entendu le paternel s’exclamer « Julien, Josée, niaisez pas icitte, on vire de bord, y’a un ours din parage ». J’me suis pas fait prier pour rebrousser chemin, mettons. Fait que ça été la seule fois que j’suis arrêté aux Chutes du Lac Rolland. Mais bon, capotez pas, ça veut pas dire vous allez devoir sortir vos skills de comédien pis faire le mort devant un ours vous autre itou.

3) Le Domaine : À peu près à mi-chemin dans l’parc, quoi que pas tant que ça finalement, y’a le only one spot (ou presque) où tu peux tinquer ton char. Le Domaine, c’est la place où j’ai failli rester pogné un moment donné que j’étais descendue en Abitibi en autobus. En revenant à Montréal, moi pis mon amie on avait pas catché que le bus arrêtait au Domaine juste pour pogner des colis. On avait besoin d’aller aux toilettes so on s’est pas posé de questions pis on a enligné les bécosses tout de go. En sortant, vision d’horreur, le bus était en train de crisser son camp. J’pensais jamais avoir à courir après un autocar. Mais c’est ce qu’on a dû faire. J’me voyais déjà coucher su l’balcon du resto en attendant qu’un prochain bus passe pis l’idée me paraissait plus ou moins douce. Le bus a fini par s’arrêter parce que je pense que le chauffeur nous a aperçu avoir l’air folles en arrière. Fudge, le char de marde qu’on s’est mangé devant tout le monde en rentrant dans le bus, ça avait pas de classe. Mais bon, vous, vous allez être entre chum dans une Accent de Hyundai fait que y’a aucune chance que ça vous arrive. À part les t-shirts, les machines à peanuts pis les murs bruns de la bâtisse, y’a rien de trop émoustillant. Mais selon moi, ça vaut l’détour. Ne serait-ce que pour jeter un coup d’oeil à la salle à manger du resto qui ressemble drôlement à une cafeteria terne d’école secondaire

4) Le resto L’orée des bois à Louvicourt : Une fois sortis du parc, si vous vous êtes pas gâté d’une poutine à La Chaumière un peu plus tôt dans le trajet, je vous recommande de faire un pit stop à ce resto-là. C’est ma feu grand-mère qui m’a amené là pour la première fois quand j’étais kid. C’est sûrement pour ça que j’y arrête parfois. Sinon, d’habitude quand t’arrives à Louvicourt, t’as tellement hâte d’arriver que tu fait juste pas t’y arrêter. Sauf si t’es su l’bord d’la panne sèche. Y’a une station service où tu peux faire le plein, en cas de besoin.

Tu peux toujours être YOLO pis arrêter là où l’appel se fera sentir t’sais. Les quatre endroits suggérés ci-haut restent dans les arrêts de type « classiques », selon moi. Si tu fais la route de soir, c’est toujours assez spécial (pour ne pas dire freakant) de s’arrêter au beau milieu du Parc La Vérendrye une fois qu’y fait ben noir, de te planter deboute à côté de ton char, éteint (les lumières itou) pis d’écouter l’silence. Là-dessus, j’vous invite à me faire part de vos haltes favorites entre Rouyn pis Montréal en écrivant à labouchecroche@mail.com

Aller, bonne route! (et surtout, soyez prudents!)