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FME l’amour Rouyn

7h50…. Mathieu c’est le genre que quand tu lui dis d’arriver à 8h, il est là au moins 10 minutes d’avance, pis il sonne à la porte comme si sa vie en dépendait, parce qu’il est juste trop excité de partir. Avec l’oreiller encore étampé dans le front, je descends ma valise en lui criant de se calmer. C’est le début de l’aventure.

On va chercher les amis Phil P, pis Phil D, pis on embarque sur la route. En moins de 6h20 on est à Rouyn (140 km/h sur l’autoroute… pas le droit de pisser, pas le droit de manger… C’est de même que ça se passe dans la Mat Mobile. Tu marches les fesses serrées mais t’arrives vite). On débarque juste à temps pour le Pool Party de Bonsound dans une superbe maison bucolique. On sort quasiment en courant parce qu’on est en train de mourir de l’intérieur pour différentes raisons. Phil D. parce qu’il a eu la bonne idée de manger un smoothie yinke pour faire Montréal-Rouyn, pis moi parce que j’ai une envie de pisser qui dépasse l’entendement.

Arrive dans la cour. Becs becs, allo, ça fait longtemps, mon doux seigneur, t’as maigri, t’es beau, t’es belle, c’est lfun, on s’aime, Rouyn c’est beau, la vie, les oiseaux, les arcs-en-ciel.

Sors de là, en route pour le show de Colonie de vacances à la Place de la citoyenneté. En plein milieu du chaos. Mais un beau chaos. Quatre scènes… trop de guitares. Ça arrache mais c’est lfun… jusqu’à ce que ton tympan décroche. Là tu peux quitter.

On a encore faim. Le moment tant attendu est enfin arrivé. Ma première poutine de chez Morasse. J’en rêve depuis mon FME 2015. J’essaye la Raoul Duguay (gros travail de branding mon Morasse tabaslak. Pleins d’artistes qui créent des poutines pis toute pis toute. Je me suis fait avoir parce que jtun poisson qui aime ça ces affaires là.) Ma première histoire d’amour avec l’Abitibi a débuté avec Raoul pis la bitt à Tibi. La poutine qu’il a créée était juste une suite logique à mon amour.

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Chaque membre de notre team avait pris une poutine différente. C’était l’orgie de saveurs. Les poutines tournaient comme la table tournante de la septième quand les kids virent fous. Celle de Raoul était évidemment la meilleure. C’est comme si tu demandais à Céline de créer une poutine à Charlemagne… laisse moi te dire qu’elle serait bonne en calvâsse.

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Rassasiés, on va voir le set up de la place principale. Watatow le beau décor. On niaise pas icitte. Disney World toé chose.

Un double gin tonic en main, je me rends pas loin de la scène avec la gang. Ready for Half Moon Run (pis Yann Perreau aussi). Yann avait l’air un peu chaudaïlle (pis il parlait avec un dinosaure en plastique à un moment donné pendant le show), mais il a livré. Le bruit des bottes est pour moi une des grandes chansons créée au Québec depuis les dix dernières années. Une petite transe parfaite pour me préparer à voir mes beaux prefs. BANG. Les lumières s’éteignent. Je vole presque. Half Moon Run dans toute sa splendeur. Je les avais vus à Osheaga, mais le spectacle de Rouyn était dans une ligue nettement supérieure.

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Je reçois un texto d’Alixe qui m’invite au Audiobar (Audiogram + bar ça fait Audiobar. Trop fooooort). Le spectacle se termine. On est déjà en route. On rencontre encore plein de beau monde à la petite van emménagée entre la 7e et la 8e. On fait d’ailleurs juste ça à Rouyn. J’ai jamais vu autant de gens heureux dans une même place. Tout le monde ressemble à René Simard sur la pill.

Dernier spectacle de la soirée : le maître Fred Fortin. Peu d’artistes surpassent cet homme qui connaît la musique comme s’il avait inventé la discipline.

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Fin de la soirée au bar des chums où toute la famille de Rouyn se retrouve pour un dernier verre. On danse sur la musique des animateurs. Le ptit côté kitsch est délicieux. Je vois même ma star de Rouyn, l’incroyable Hugo Jolette (voir mes précédents articles), pis on se dit qu’on s’aime en  »esti » même si on se voit juste une fois par année.

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3h00. On rampe jusqu’à l’hôtel (avec le transport d’artistes… faque on roulait dans le fond). Profonde nuit profonde dans les profondeurs de la profondeur. Samedi est un autre jour.

Heille Rouyn… jtaime.

Un premier jus

La presse à jus reprend le concept de l’économie circulaire en donnant une seconde chance à des expressions, textes et photographies recueillies chaque jour du festival.  Ces morceaux choisis (parce qu’ils ne l’ont pas été une première fois) passeront par la presse afin d’en extraire les dernières possibilité comiques et réflexives (ce qu’on appelle le jus).

Ce jus aux vertus et aux bénéfices plutôt variables vous sera servi chaque jour du festival pour vous divertir et attirer votre attention sur les « manquables » (par opposition aux immanquables) et tout ce qui serait heureusement passé sous le radar (pour reprendre cette expression consacrée par à peu près tout ce qui écrit en ce bas monde).

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Comme promis, voici le premier d’une série de quatre billets (celui-ci issu du pressage à froid de cette photo gracieusement offerte par Christian Leduc).  Deux hommes sont en train de monter les lettres FME géantes qui se dressent à l’entrée du festival.

 Voici quelques variations sur le thème de leurs échanges.

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Illustrations et graphisme :  Martine Dupuis