Tous les articles par Myriam Charconnet

On est loin du 7up flat

Cher Journal,

On a chanté, on a dansé, on a ri pis on s’est émerveillé. La deuxième édition du Up Here avait des airs de révolutions cosmiques.

Tu sais, cher Journal, comme un squelette n’est bon à rien s’il n’a pas les muscles et la peau pour l’emballer. Ben, un festival, ça va au-delà d’une programmation musicale. Ça prend du gras pour créer la magie. Les formules du type « musique, grandes scènes et rien d’autre » sont dépassées. Pour survivre, un événement doit se démarquer. Il doit offrir une expérience, et ce, de l’entrée du site jusqu’au dimanche matin poqué. Ça prend de la personnalité, du Cheese Whiz ! Le Up Here a toute compris ça.

En rafale, quelques saveurs de tartinades gracieusement offertes par le Up 2016;

  • On est entrés par un dôme géant sur le site (on y a même inventé un dancefloor);

dôme

  • Des génies nous ont servis de la Stack (brasserie locale);bar
  • Des installations et des projections illuminaient les parcs, les ruelles et les souterrains en pleine nuit;
  • La musique sortait de partout, tout le temps;
  • Les murs de la ville se sont mis sur leur 31;
  • Y’avait des paintbattles (se battre avec l’art, c’est TELLEMENT POÉTIQUE);
  • On a offert un shot de vodka aux filles de Paupière, bégayé devant Partner pis faite un high five au gars d’Holy Fu*k (y’avait du monde cool à messe);
  • Des formations qui méritent d’être connues et reconnues nous ont fait danser jusqu’aux ampoules.

Cher Journal, je dois aussi te dire que j’ai un kick sur le Up parce qu’il a des belles valeurs. La force du nombre pour changer les choses. L’appropriation des lieux. Arrêter d’être passif, agir et décider dans quel genre de ville ont veut vivre. La magie existe pendant 3 jours, mais le Up contribue à l’action citoyenne. Ça permet à l’effervescence d’exister à l’année. On est loin du 7up flat pis ça me donne le goût d’inventer des dancefloors.

being cool

Une chose en attirant une autre, ces gestes permettent aux artistes locaux d’avoir une tribune, inspirent d’autres citoyens à bouger, les commerçants s’impliquent, les élus aussi (le maire était DJ au 5 à 7 d’ouverture !) et la communauté s’emballe. Elle est vivante !

Tu sais, cher Journal, comme un squelette n’est bon à rien s’il n’a pas les muscles et la peau pour l’emballer. Ben une ville, sans une communauté pour la réveiller, ça dort. Changer les choses, un mur à la fois, un concert à la fois, un livre à la fois qu’il se dit qu’il fait, le Up.

Je sais, cher Journal, que t’étais pas là, pis que tu me trouves intense. C’est pour ça que je vais te laisser des petites vidéos récapitulatives. Ça va t’aider à mieux me comprendre…

Up Here 2016 – Day 2 from We Live Up Here on Vimeo.

Up Here 2016 – Day 1 from We Live Up Here on Vimeo.

Bonne nuit, cher Journal !

2 BONNES RAISONS D’ALLER AU CANADA

« Les villes jumelles », qu’ils les appellent. Dans l’imaginaire de ben du monde, Sudbury et Rouyn-Noranda sont soeurs. C’est pas complètement faux, surtout quand on pense que dans le temps, le chemin entre le Nord-est ontarien et le Nord-ouest Québécois était une route bien connue des musiciens. Parles-en à Stompin’ Tom Connors qui chantent des tunes comme Sudbury Sathurday night pis Movin’ on to Rouyn. Lui, y connaissait le chemin.

Comme Stompin’ Tom Connors, j’te donne deux excellentes raisons pour aller au Canada, assister au Up Here.  Ah ! Tu sais pas c’est quoi le Up Here ? C’est un festival à Sudbury. L’événement est monté, pensé, créé par une gang de jeunes qui souhaitent changer les choses avec l’art. (C’EST BEAU HEIN ?)

RAISON No 1 : Danse ta vie !
Yo, tu peux te réchauffer pour ton FME. Je veux dire, tu cours pas un marathon en prenant une marche de temps en temps. Faut courir un peu (pas mal) avant. Le Up Here, c’est ton entraînement. Aweille ! Mets tes runnings pis cour par là, voir Partner. Continue vers Phèdre. Pas le temps d’arrêter, y’a Young Galaxy pis Holy Fuck après ! Prends un break, prends une gorgée, mais pas trop longtemps, parce qu’y’en a plein d’autres.

RAISON No 2 : T’en mettre plein les quen’oeils

Essoufflé par toute cette musique ? Prends une pause et gâte-toi la rétine, mon pit !  Depuis une semaine déjà, sept muralistes sont à l’oeuvre pour maquiller Sudbury. Ceux-ci sont ; Ella & Pitr, Ola Volo, Kirsten Mccrea, James Kirkpatrick, Tracy Baker, Hobz et Neli Nenkova.

sl_Lucette4Oeuvre de ELLA & PITR

Voici où trouver les oeuvres d’art géantes ;

Ella & Pitr will be doing two murals:
Murale 1: Science Nord, 100 Chemin du Lac Ramsey
Murale  2: 100 rue Elm – Mur Ouest

Ola Volo. Vancouver, Colombie Britannique 
56  rue Elm – Mur Nord

James Kirkpatrick London, Ontario
73 rue Elm  – Mur Ouest

Kirsten McCrea, Toronto, Ontario
54 rue Elgin – Mur Sud

Tracy Baker, Sudbury, Ontario
Memorial Park  – Mur sud

Hobz, Paris, France
82 rue Durham  – Ruelle

Neli Nenkova Dobrich, Bulgaria/Sudbury, Ontario 
Rue Fabbro 

J’ai oublié de te dire; les festivaliers, comme au FME, tu les croises et les recroisent pendant les festivités… Ça devient ta gang le temps d’un week-end (ou plus). En plus des mines et du bois, ce que les villes jumelles ont surtout en commun, c’est la chaleur humaine ! Du 11 au 13 août à Sudbury, tu sais où faire le plein de découvertes humaines et artistiques.

Stompin’ Tom Connors connaissait le chemin entre Rouyn et Sudbury pis là, c’est à ton tour de le faire.

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