Bilan de la 8e edition du FME!

Publié le 06 septembre 2010

Rouyn-Noranda, le 6 septembre 2010 – Le rideau vient de tomber sur la huitième édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME). Et système dépressionnaire ou pas, les organisateurs constatent avec joie que l’ardeur des festivaliers a été sans égal avec un nombre record de plus de 17 000 festivaliers! Les concerts en salle ont connu une affluence record si bien que plusieurs des lieux de diffusion ont dû composer avec des salles bondées, atteignant leur pleine capacité durant les quatre jours de l’événement.

Pour tout dire, les mélomanes aguerris comme les néophytes en ont pris plein la gueule – passez-nous l’expression – lorsque, dans l’intimité de l’Agora des Arts, ils ont tantôt écouté religieusement la Montréalaise Martha Wainwright, livrer avec candeur ses chansons intimistes et tantôt découvert un groupe français complètement disjoncté: GaBLé.

La visite des Melvins au Petit Théâtre n’est pas passée inaperçue elle non plus. Le rock acéré et la présence sur scène hors du commun de ses vétérans américains ont comblé les spectateurs, foudroyés par les décharges des guitares et la précision chirurgicale des deux – oui vous avez bien lu – batteurs assurant la section rythmique.

Le FME a depuis ses débuts la notion «d’étonnement» inscrite dans son code génétique. S’il n’est pas toujours possible de réinventer la roue, disons que les organisateurs avaient préparé une petite surprise pour ses spectateurs «oiseaux de nuit». Où d’autre au Québec aurait-on pu succomber à l’humour bon enfant du duo des Frères Rivaux (Damien Robitaille et Sunny Duval), réunis en secret dans le bar country le plus connu de la ville à 2 h du matin?

Encore cette année, le succès de la formule des «5 à 7» offerts gratuitement ne s’est pas démenti. Les petites salles grouillaient de monde venu voir tantôt le sympathique Husky, tantôt constater pourquoi Bernard Adamus s’est illustré lors des dernières Francouvertes ou s’imprégner de la pop intelligente de La patère rose. Aussi, de bien belles découvertes pour plusieurs programmateurs d’ici et d’ailleurs venus au festival en repérage : Leif Vollebekk, Chantal Archambault, Le Carabine en auront surpris plusieurs. Quant au prix Coup de cœur Télé-Québec, qui se veut être une prestation rémunérée à l’émission Belle et Bum, il a été remis à Alex Nevsky.

Et parlant de talent, impossible de passer sous silence la performance endiablée de Misteur Valaire, qui ont relevé avec brio la mission de mettre le feu au plancher de danse samedi soir, perpétuant ainsi la tradition de la célèbre Nuit électro du FME.

Si le passé est garant de l’avenir, la neuvième édition du FME, qui aura lieu du 1er au 4 septembre 2011, s’annonce d’ores et déjà comme la manifestation à la fois la plus fédératrice et la plus audacieuse dans le paysage musical québécois.